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Vos questions les plus fréquentes

Les dérives sectaires peuvent concerner tous les milieux et toucher chacun, parfois sans en avoir conscience. Cette FAQ a pour objectif d’apporter des réponses claires aux questions les plus fréquemment posées : comment les identifier, quels sont les signes d’alerte, que faire si l’on est concerné ou si un proche semble l’être. Vous y trouverez également des informations pratiques sur les démarches à entreprendre, les interlocuteurs compétents, et les ressources disponibles pour se protéger ou aider.

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter nos documents de référence disponibles en ligne, ainsi que les rapports annuels de la Miviludes qui offrent une analyse approfondie du phénomène.

Définitions et cadre légal

Une dérive sectaire est l’exploitation malveillante des croyances de quelqu’un dans le but d’obtenir de lui, en le manipulant pour le placer en état de sujétion, quelque chose qu’il n’aurait probablement pas, normalement, consenti à donner (travail bénévole, argent, consentement à différents actes y compris sexuels). Les conséquences dommageables de ces actes sont non seulement subies par personne qui est sous emprise, mais également très souvent par son entourage ou par la société. 

En France, on est libre de croire à ce que l’on veut, même à des choses qui paraissent fantaisistes à certaines personnes. On ne parle de dérive que s’il y a un dévoiement, c’est-à-dire un détournement de la liberté de pensée, d'opinion ou de religion et que ce dévoiement trouble l'ordre public ou porte atteinte aux libertés individuelles et droits fondamentaux tels que la sécurité ou l'intégrité des personnes. 

La dérive sectaire se caractérise donc par :

  • l’exercice de pressions ou l’utilisation de techniques pour placer une personne dans un état de sujétion psychologique ou physique ;
  • l’altération du libre arbitre du fait de cette emprise ;

des conséquences dommageables pour la personne, son entourage ou la société.

Parce qu’une dérive sectaire, c’est un comportement nuisible, répondant à certains critères, qu’il faut réprimer s’il crée des dommages à autrui ou trouble l’ordre public, alors qu’une secte, c’est un groupe partageant des croyances : créer ou faire partie d’un tel groupe est autorisé.

Parce que l’État est respectueux de toutes les croyances et fidèle aux principes de laïcité, de liberté de conscience et de religion. Il ne fait pas de hiérarchie entre les croyances, quelles qu’elles soient.

Dans le même esprit, la loi ne définit ni la notion de religion, ni celle de « secte ». Les croyances renvoient à la vie privée et à l’intimité de chacun, par définition exclues du champ d’intervention de la puissance publique. Comme l’énonce l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du Citoyen de 1789, qui a valeur constitutionnelle : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions même religieuses pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi ».

Ainsi, le droit français ne porte aucune appréciation sur les croyances, les doctrines ou les rituels en tant que tels sauf lorsque ces croyances, ces doctrines ou ces rituels portent atteinte à l’ordre public, se révèlent dangereux pour les personnes ou leur créent des dommages physiques, psychologiques ou financiers. 

Lorsque ces agissements, en plus d’être nuisibles, reposent sur la mise en œuvre de techniques, de pressions ou de pratiques de nature à instaurer une emprise mentale et altérer le libre arbitre, ils peuvent être considérés comme sectaires.

NON, toutes les dérives sectaires ne sont pas des infractions pénales et ne permettront pas que le "gourou" qui a mal agi soit condamné par la justice. C’est pourquoi les associations d’aide aux victimes sont très importantes, parce qu’elles accompagnent et orientent les personnes ayant vécu une expérience sectaire, souvent très déstabilisées. Même s’il n’y a pas d’enquête ni de procédure, elles les écoutent, les conseillent et favorisent leur rétablissement.

Cependant, de très nombreux agissements commis dans des mouvements présentant des caractères sectaires sont répréhensibles et les décisions rendues par les juridictions, parmi lesquelles parfois la Cour d’assises, prononçant des peines lourdes, démontrent leur gravité.

En plus d’être souvent graves, les infractions retenues sont d’une grande variété : vol, abus de confiance, escroquerie, pratiques commerciales trompeuses, abus de faiblesse, violences physiques, psychologiques, agressions sexuelles, viols, homicides involontaires, empoisonnement, administration de substance nuisible, exercice illégal de la médecine, de la pharmacie, de la profession d’infirmier, provocation à la consommation de produits stupéfiants, travail dissimulé, etc.

Parfois, la sujétion psychologique est difficile à prouver mais d’autres actes sont retenus. La loi du 10 mai 2024 a pour objectif de permettre la répression de nouveaux agissements et de faciliter la caractérisation de comportements déjà visés dans le droit pénal existant.

NON, même si c’est le domaine le plus connu.

Il existe bien sûr des dérives sectaires dans des communautés à caractère religieux ou spirituel. Mais sur le nombre croissant de signalements reçus à la Miviludes chaque année, la majorité touche désormais la santé et le bien-être, puis seulement le domaine religieux, et enfin les mineurs et l’éducation, la sphère du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle ou de l’économie et des finances

NON. Une telle liste ne correspondrait pas à l’état d’esprit français, reflété par le droit actuel. Elle ne serait pas opportune au regard des principes de laïcité et liberté de conscience, qui imposent de ne pas stigmatiser des groupes mais seulement de prévenir et de réprimer, le cas échéant, des pratiques déviantes.

Les pouvoirs publics doivent en effet concilier la lutte contre les agissements de certains groupes, qui exploitent la sujétion dans laquelle se trouvent placés leurs membres, avec le respect des libertés individuelles et du principe de laïcité.

Cela exclut le recours à l’établissement d’une liste qui pointerait certains mouvements et pourrait être considérée comme contrevenant à la liberté de conscience, d’opinion ou d’association. 

Par ailleurs, l’évolution constante du phénomène sectaire fausserait la fiabilité d’une telle liste : on constate aujourd’hui la formation de petites structures diffuses, mouvantes, éphémères, qui changent de nom et de forme en temps réel et sont donc moins aisément identifiables. En outre, Internet et les réseaux sociaux permettent, même à une personne agissant seule, de toucher un vaste public dans la plus grande discrétion.

Ainsi, la MIVILUDES ne tient pas un registre des mouvements à caractère sectaire. Elle renseigne les particuliers et les administrations qui l’interrogent sur l’existence possible de dérives sectaires en confrontant les agissements décrits à différents critères d’appréciation.

Si des listes ont pu être diffusées avant les années 2000, elles sont le fruit de travaux parlementaires et ne sont donc pas l’œuvre du gouvernement. Elles n’avaient valeur que de de simple renseignement et n’était assorties d’aucune portée juridique. Aujourd’hui, leur valeur est purement historique.

Plusieurs États ont engagé, chacun selon ses besoins et ses particularités, des mesures visant à lutter contre ces dérives. Il existe dans plusieurs pays des organismes étatiques et des associations dédiées, dont les prérogatives sont plus ou moins étendues.

La Miviludes dispose, par rapport aux services étrangers analogues, d’un statut particulier qui tient à son caractère interministériel et qui lui permet de bénéficier de la mise à disposition d’agents appartenant à plusieurs ministères.

La Miviludes a reçu plusieurs délégations étrangères intéressées par le dispositif français.

En Belgique

Le Centre d’information et d’avis sur les organisations sectaires nuisibles (CIAOSN), créé en 1998, est l’organisation la plus proche de la Miviludes. Placé sous la tutelle du ministère de la Justice, il informe les personnes qui le sollicitent des risques liés à des mouvements ayant recours à des pratiques potentiellement sectaires.

Comme la France, la Belgique refuse, au nom de la liberté de culte, de catégoriser des « sectes » mais définit une « organisation sectaire nuisible » comme « tout groupement à vocation philosophique ou religieuse ou se prétendant tel, qui, dans son organisation ou en  pratique, se livre à des activités illégales dommageables, nuit aux individus ou à la société ou porte atteinte à la dignité humaine ». Il existe depuis 2012 dans le code pénal belge l’infraction d’abus de faiblesse, proche de celle du droit français.

En Espagne

Le code pénal réprime les « associations illicites » qui « utilisent des moyens violents ou des moyens d’altération ou de contrôle de la personnalité ».

Le 13 mars 2024, la police nationale espagnole a lancé un plan d’action et de coordination policière contre les « sectes destructrices ». L’objectif de ce plan est d’établir un cadre de travail multidisciplinaire qui renforce les pouvoirs de poursuite des infractions pénales ou administratives commises par les « sectes destructrices », ainsi que de protéger et fournir une assistance complète aux victimes.

Parmi les principales mesures de ce plan, la création d’une adresse électronique ([email protected]) qui permet aux citoyens de déposer même anonymement des plaintes afin d’informer les policiers spécialisés d’éventuels comportements illégaux réalisés dans ce cadre.

Le plan prévoit également des mesures de prévention et d’investigation, en définissant les fonctions des différentes unités de police, en formant les agents aux « techniques coercitives » utilisées par ces « sectes » et en multipliant les campagnes d’information et de sensibilisation du public.

La création d’un observatoire spécialisé dans les « sectes destructrices » et la manipulation mentale est prévue, afin de centraliser des données actualisées sur l’incidence, les risques et les effets de ces phénomènes.

Aux Pays-Bas

Le gouvernement néerlandais a annoncé le lancement d’une « nouvelle plateforme d’aide aux victimes de sectes », qui constituera également un centre de ressources et de service d’orientation.

La nouvelle plateforme fournira un soutien aux victimes et assurera la coordination avec les forces de l’ordre et les autorités judiciaires pour suivre les tendances et partager des informations. La plateforme devrait être opérationnelle d’ici l’été 2025, avec une campagne d’accompagnement pour sensibiliser le public.

Au Luxembourg

Le code pénal prévoit des incriminations identiques à celles du code pénal français sur l’abus de faiblesse de personnes en état de sujétion psychologique.

En Autriche et en Allemagne

L’Autriche et l’Allemagne se sont dotées d’organismes fédéraux chargés notamment de surveiller l’activité de « groupes religieux minoritaires » et d’en vérifier la conformité de leur activité à leurs constitutions respectives.

En Autriche, l’organisme fédéral, dénommé « Bundestelle fûr Sektenfragen » est placé sous la tutelle du ministère des affaires sociales, de la famille et de la jeunesse. Il propose des informations et des consultations relatives aux groupes qualifiés de sectaires. Il s’adresse tant au grand public qu’aux interlocuteurs institutionnels.

En Allemagne, le ministère fédéral de la famille, des personnes âgées, de la femme et de la jeunesse dispose d’un bureau chargé de veiller au respect de la Loi fondamentale (Constitution) et de surveiller l’activité des groupes extrémistes, notamment relative aux mineurs et aux jeunes. Par ailleurs, le bureau de l’office fédéral d’administration a créé un centre de documentation et d’étude des nouveaux mouvements religieux, qui a pour objet d’étudier les nouvelles communautés religieuses et idéologiques, ainsi que les « psychogroupes ».

Au Québec

Un Centre d’étude des phénomènes sectaires et service d’aide (aussi appelé Info-secte) existe à Montréal depuis 1980. Organisme non lucratif, financé par le ministère de la Santé, les services sociaux de la province québécoise et par des dons privés, il dispose d’un très important centre de documentation et conseille d’anciens membres de groupes et leurs proches.

Au Japon

L’assassinat de l’ancien Premier ministre Shinzo Abe, le 8 juillet 2022, a replacé la problématique sectaire au centre du débat politique : l’auteur a revendiqué un geste de vengeance envers l’église de l’unification, (« secte Moon »). La victime aurait été choisie pour s’être plusieurs fois affichée aux côtés de membres du mouvement que l’auteur tenait pour responsables de détournements financiers

Face au développement des dérives sectaires, le Japon a renforcé son arsenal législatif. Une première loi a été votée par le Parlement japonais en 2022 pour protéger les victimes des pratiques commerciales trompeuses des « organisations sectaires ». Le texte prévoit, d’une part, l’interdiction des sollicitations financières abusives de la part des personnes morales et, d’autre part, la possibilité d’annuler des dons déjà effectués dans certains cas prédéfinis.

Une seconde loi a été adoptée en 2023 afin d’encadrer la gestion et la cession des biens par les corporations religieuses. Ses dispositions pourraient permettre au gouvernement de surveiller les actifs de l’Église de l’Unification.

Enfin, en octobre 2023, le gouvernement japonais a déposé auprès du tribunal de Tokyo une demande de dissolution de la fédération des familles pour la paix mondiale et l’unification (FFPU, « église Moon »). S’il est fait droit à la demande, l’association perdra son statut d’organisme religieux et les avantages fiscaux associés.

La Miviludes a reçu la visite de représentants du Gouvernement métropolitain de Tokyo et de l’Université de droit d’Osaka cherchant à mieux connaître ses missions, son organisation, la stratégie nationale de lutte contre les dérives sectaires 2024-2027 et la nouvelle loi du 10 mai 2024.

A l’échelle internationale, la fédération européenne des centres de recherche et d’information sur le sectarisme (FECRIS)

Elle regroupe des représentants d’associations européennes de défense et d’information sur le phénomène sectaire. Elle constitue un réseau de trente pays dont cinq noneuropéens. Elle a organisé au mois de juin 2024, à Stuttgart (Allemagne), un colloque réunissant des acteurs associatifs et publics, parmi lesquels la Miviludes.

Reconnaître une emprise sectaire

Les techniques utilisées pour placer et maintenir un individu sous emprise sont multiples et correspondent à un processus structuré, progressif et insidieux : 

  • Une phase de séduction durant laquelle la personne qui instaure une emprise gagne la confiance d’autrui en le flattant, le soutenant, faisant semblant de le comprendre, le présentant comme « exceptionnel »,
  • Une phase d’endoctrinement durant laquelle il profite de son ascendant et de la confiance de l’autre pour le faire adhérer à ses théories et à sa façon de penser, excluant peu à peu tout autre raisonnement en le disqualifiant,
  • Une phase d’isolement pendant laquelle il rend insupportables à sa victime les doutes et les craintes de ses proches, qu’il lui présente comme nuisibles afin de la conduire peu à peu à rompre avec son environnement habituel (familial, social, professionnel…).

Ces phases successives placent l’individu dans une situation de dépendance (affective, physique, économique…) dont il lui est difficile de se désengager.

Face à l’impossibilité manifeste de définir juridiquement une dérive sectaire et dans un souci d’objectivité, la Miviludes a adopté un faisceau d’indice, composé de plusieurs critères, établi sur la base du travail accompli par plusieurs commissions d’enquêtes parlementaires :

  • L’emprise mentale ;
  • Le caractère exorbitant des exigences financières ;
  • La rupture avec l’environnement d’origine ;
  • L’existence d’atteintes à l’intégrité physique et psychique ;
  • L’embrigadement des enfants ;
  • Le discours antisocial et la diabolisation du monde extérieur ;
  • Les troubles à l’ordre public ;
  • L’importance des démêlés judiciaires ;
  • L’éventuel détournement des circuits économiques traditionnels ;
  • Les tentatives d’infiltration des pouvoirs publics et des milieux économiques.

Un seul critère ne suffit pas pour établir l’existence d’une dérive sectaire et tous les critères n’ont pas la même valeur. Le premier critère – la déstabilisation mentale – est toutefois toujours présent dans les cas de dérives sectaires.

Sur la base des signalements qu’elle reçoit, la Miviludes a précisé le contenu de ces critères de manière à déterminer des signaux d’alerte propres à certaines dérives. Ils n’ont aucun caractère impératif ou exhaustif et découlent de l’analyse des situations de dérives sectaires transmises à la Miviludes. Ils peuvent toutefois aider des victimes, des proches de victimes, des acteurs institutionnels, professionnels ou associatifs, à déceler un risque de dérive sectaire. Plusieurs d’entre eux sont nécessaires pour caractériser une telle situation.

Se désengager d’un groupe fonctionnant sur un mode sectaire est difficile pour plusieurs raisons. 

D’abord, parce que la liberté est le premier droit dont est privé un membre « pour le bien de la communauté » : liberté de penser, liberté de décider, liberté de remettre en cause le discours du leader ou de discuter ses ordres, liberté d’expression, parfois liberté d’aller et venir, etc.

Ensuite, parce que le groupe ou le mouvement n’entend pas perdre un membre et va tout faire pour le garder : intimidations, chantage, humiliations, dénigrement, mesures de rétorsion envers les proches qui restent et sont considérés comme responsables de n’avoir pas su le faire rester « dans le droit chemin », harcèlement, parfois même violences et menaces y compris de mort.

Le groupe veut en effet garder ses membres parce qu’ils lui sont indispensables : leur nombre fait la visibilité du mouvement, leur fidélité témoigne de sa « respectabilité » et surtout, ils sont la condition de sa survie (exploitation financière des adeptes, exploitation de leurs connaissances ou savoirs professionnels, exploitation par la main-d’œuvre fournie bénévolement, exploitation le cas échéant sexuelle voire moyen de réalisation des fantasmes de domination du « leader »). 

Enfin, il est difficile de sortir du mouvement soit parce qu’on y a grandi et qu’on ne connaît rien de « l’extérieur », qui a souvent été dépeint comme hostile, soit quand, même lorsqu’on y est entré adulte, on a perdu tout lien avec ses proches, on n’a plus de travail, plus de couverture sociale, pas de solution d’hébergement, quand on ne sait plus rien de la vie en société dont on a été coupé et qu’on a été dépossédé de tous ses biens. C’est la raison pour laquelle l’isolement dans un groupe est un indice si inquiétant : la rupture sociale est le meilleur moyen de garder « de force » quelqu’un.

Précisément, l’ostracisme pratiqué par certains mouvements, qui consiste à « punir » celui qui est sorti en lui interdisant formellement tout contact avec ceux qu’il aimait dans le groupe, qui sont parfois ses parents, ses frères et sœurs, peut être considéré comme une forme de pression psychologique destinée à le contraindre à rester ou à revenir.

Les dommages possibles lorsqu’une personne est victime de dérives sectaires sont très nombreux et, parfois, très graves. Contrairement aux idées reçues, il ne s’agit pas seulement d’avoir cru à une doctrine fantaisiste. Il peut s’agir de dommages financiers ou économiques mais aussi de dommages physiques et surtout, de dommages psychologiques, plus difficiles à évaluer. 

Les dommages touchent la personne victime mais souvent également ses proches, qui ont été exclus de sa vie, parfois même accusés faussement des pires agissements. 

Les dommages peuvent s’étendre à la société : circuits financiers souterrains, hostilité parfois violente à l’égard des institutions et de leurs représentants, refus de la prophylaxie, etc.

Pour les enfants, c’est plus grave encore car, outre tous les actes dont ils peuvent avoir été victimes comme les adultes (violences, privations alimentaires, actes de nature sexuelle...), il peut s’agir de dommages difficiles à voir tout de suite, qui vont se révéler parfois très longtemps après. 

Ainsi, la vie selon un mode déviant peut avoir généré des difficultés d’attachement, de construction psycho-affective et des carences (enfant élevé par tout le monde indistinctement ou gravement délaissé), absence de satisfaction de ses besoins fondamentaux (affection, sécurité, soins adaptés, liens sociaux…), avec des répercussions même à l’âge adulte, peur de vivre dans le « monde extérieur », incapacité à faire confiance à l’autre, à penser et à décider par lui-même donc impossibilité de devenir autonome.

Santé

OUI.
Les croyances diverses dans le domaine de la santé sont très présentes et les risques de dérives sectaires sont insuffisamment connus du public.

Pourtant, les conséquences peuvent être particulièrement graves, car aux risques habituels de rupture avec l’entourage, d’exigences financières exorbitantes et de troubles psychologiques causés par une relation d’emprise instaurée par un pseudo-thérapeute ou un groupe sectaire, s’ajoutent des risques graves pour la santé : retard ou absence de diagnostic, de prise en charge médicale adaptée, perte de chance de guérir voire seulement de survivre quand la personne souffre d’une pathologie lourde comme un cancer.

Nombre de personnes sont décédées, pensant que la médecine conventionnelle ne pouvait rien pour elles et qu’elles guériraient de manière certaine. Et ce grâce à une « thérapie » – certes un peu chère – qui leur avait été présentée comme miraculeuse et infaillible.

Parce qu’ils veulent bénéficier d’une prise en charge « alternative », qu’ils croient plus douce, plus humaine et plus prometteuse, certains s’adressent à des « nouveaux » thérapeutes. Non seulement ils s’exposent alors à l’incompétence du « guérisseur » mais aussi, parfois, à sa malveillance : ils se trouvent soumis à un embrigadement progressif et à une incitation constante du prétendu thérapeute à multiplier les « expériences » corporelles et spirituelles, participer pour un coût très élevé à des stages, à acheter des produits de composition inconnue, etc.

En outre, certains praticiens déviants proposent à leur tour les services d’autres praticiens déviants, aux compétences généralement aussi douteuses, conduisant ainsi à la formation de réseaux structurés qui s’auto-entretiennent et peuvent inspirer confiance aux « patients », persuadés de leur fiabilité.

L’offre de traitements alternatifs, notamment contre le cancer, est croissante. Les dévoiements constatés de pratiques telles que la naturopathie, l’hypnose, le magnétisme sont de plus en plus nombreux. De même, les dangers du jeûne prolongé sont insuffisamment décrits, en particulier pour des personnes affaiblies par une maladie. Et les abus divers dans le domaine de la santé physique ou mentale, avec des conséquences gravissimes, se multiplient.

Les risques de dérives sectaires sont, selon les signalements reçus à la Miviludes, nettement plus élevés en cas d’intervention d’un non-professionnel de santé (parfois thérapeute ou spécialiste « auto-proclamé »). Néanmoins, il arrive qu’ils proviennent de véritables médecins, infirmiers, pharmaciens, sages-femmes… ce qui explique que des partenariats aient été noués avec l’ensemble des Ordres des professionnels de santé. 
 

Il n’y a pas de définition légale. On appelle « dérive thérapeutique » le fait de dispenser des « soins » (traitements, rituels, pratiques diverses...) non conformes aux données acquises de la science, ou non conformes à la déontologie des professionnels de santé, ou encore de présenter ces soins comme pouvant remplacer les traitements relevant de la médecine conventionnelle (médecine occidentale classique) par une pratique dont l’efficacité et l’innocuité ne sont pas démontrées.

Ces « soins » supposés conduire à la guérison peuvent parfois être proposés par de véritables professionnels de santé (médecins, infirmiers, kinésithérapeutes, sages-femmes…), parfois inscrits auprès de leur ordre, parfois retraités ou radiés et interdits d’exercice. Mais le plus souvent, les soins sont délivrés par des personnes qui sont mal ou insuffisamment voire pas du tout formées, ou encore qui présentent des diplômes fantaisistes délivrés par des centres éphémères qui n’ont pas de reconnaissance officielle. Ces praticiens utilisent délibérément, pour désigner leur pratique, des termes créant la confusion dans l’esprit du patient (médecine, soins, thérapies, cabinet, clinique, docteur…). Ces pratiques sont parfois non seulement inefficaces, mais elles peuvent aussi être dangereuses.

NON.

Toutes les dérives thérapeutiques ne sont pas sectaires et toutes les dérives sectaires ne sont pas thérapeutiques. Mais il arrive que ce soit les deux à la fois.

Le désarroi du patient est un point d’entrée privilégié pour les « praticiens déviants » ainsi que pour les groupes à caractère sectaire.

La « dérive thérapeutique » peut devenir sectaire lorsque le pseudo-praticien, qui prétend être seul détenteur d’une méthode « miracle », tente de faire inconditionnellement adhérer le patient à une croyance et insinue qu’il le guérira, au prix le plus souvent d’une confiance aveugle, d’un changement de mode de vie, parfois d’une rupture avec son environnement qui ne lui serait pas bénéfique, en particulier si ses proches remettent en cause l’efficacité de la technique proposée. Ces derniers sont ainsi fréquemment accusés de retarder, par leur incrédulité et leurs interrogations, la guérison. Parfois même, ils sont considérés comme étant, par leur nocivité, la cause même de la maladie. Il est donc fortement suggéré au patient de rompre avec eux.

Prétextant l’inutilité des traitements conventionnels, même pour des pathologies graves ou pour des enfants, le « gourou thérapeutique » va imposer que ses soins, pourtant parfois fantaisistes et d’un coût généralement très élevé (et évidemment non remboursés puisqu’inconnus de l’Assurance Maladie), se substituent purement et simplement aux prescriptions médicales. Il est également souvent proposé d’acheter des ouvrages ou des DVD, de participer à des retraites ou à des stages onéreux y compris à l’étranger, voire d’aller explorer d’autres disciplines « thérapeutiques » exercées par des praticiens tout aussi déviants et/ou mal/non formés.

Comme il est expliqué au patient que consulter un médecin en parallèle serait un manque de confiance inacceptable et justifierait son exclusion du programme « miracle » proposé, celui-ci, dans l’espoir de guérir, n’a pas d’autre choix que de renoncer au suivi médical ou paramédical. Lorsque l’état du malade s’aggrave voire qu’il décède, le pseudo-thérapeute explique que le malade en est seul responsable, car il n’était pas assez fervent ou qu’il a douté. Ainsi, le « thérapeute » s’exonère de toute responsabilité et estime n’avoir de comptes à rendre à personne, et surtout pas à la famille.

Attention, de nombreux « thérapeutes » utilisent des attributs de véritables professionnels de santé pour apparaître comme tels : plaques professionnelles, dénominations « médicales » (thérapie, médecine, docteurs, cabinets, cliniques…), vocabulaire pseudo-scientifique (bio-résonance, radiations...), élaborent un diagnostic, font des prescriptions ou vendent des « médicaments » (élixirs, lotions, compléments alimentaires…).

NON.

Tous les thérapeutes ne sont pas des professionnels de santé.

Un thérapeute c’est, au sens courant, quelqu’un qui administre des soins pour conduire à la guérison d’une maladie ou d’une blessure ou encore soulager des maux.

En général, de tels soins sont dispensés par des personnes titulaires d’un diplôme d’État validant leur formation et prouvant qu’elles ont les capacités médicales attendues. Elles sont également obligatoirement inscrites auprès d’un Ordre.

Mais le terme général de « thérapeute » est mis à profit par des personnes qui n’ont pas de véritable formation dans le domaine de la santé pour créer la confusion et se donner l’apparence de véritables soignants. D’ailleurs, lorsqu’ils font état de leurs références, de nombreux pseudo-thérapeutes évoquent leur « expérience » auprès d’un maître guérisseur et non un diplôme. Quelques-uns se prévalent toutefois d’un diplôme, sans préciser qu’il est délivré par une instance imaginaire ou non reconnue, et qu’il ne sanctionne pas une formation dont la validité est avérée. Les « patients » s’exposent donc, généralement sans le savoir, à des risques importants.

Un professionnel de santé est au contraire quelqu’un qui a obtenu un diplôme d’État, après des études conformes aux données acquises de la science, suivies dans une université, une école, un institut ou un organisme reconnu par l’État. Les soins qu’ils peuvent dispenser sont précisément décrits et offrent de véritables garanties : leur activité est réglementée, elle est régulée par un Ordre professionnel, ils obéissent à une déontologie et assument des responsabilités.

Il existe 7 Ordres de professionnels de santé : médecins, pharmaciens, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, pédicures-podologues. Nul ne peut se prévaloir de ces titres sans avoir obtenu le diplôme ni satisfait aux conditions exigées. Accomplir un acte relevant de ces professions sans en avoir la qualité expose le « praticien » à des poursuites pénales, en raison des risques auxquels se trouvent exposés les patients : c’est de l’exercice illégal.

Certains professionnels de santé ont une spécialité supplémentaire (homéopathe, naturopathe, ostéopathe, hypnose, acupuncteur, diététicien…). Mais il arrive aussi qu’une personne dépourvue de toute compétence médicale propose ces pratiques, donnant l’apparence d’être un thérapeute, aux risques des « patients ».
 

La nutrition par exemple, est devenue une porte d’entrée à des pratiques sectaires. Si une alimentation équilibrée et une bonne hygiène de vie favorisent une bonne santé ou facilitent la guérison, certains individus ou groupes s’autoproclament nutritionnistes et proposent des pratiques de « détoxination » ou de « détoxification » dangereuses pour la santé : absorption de substances inconnues, exercice physique parfois extrême sans contrôle ni bilan de santé préalable, régimes alimentaires exclusifs ou encore périodes de jeûne strict, même pour des personnes déjà affaiblies.


Or l’épuisement physique, généré par des privations de sommeil et de nourriture, perturbe les capacités de réflexion : les « stages » de « pureté » ou de jeûne ont, parmi d’autres techniques bien éprouvées, révélé leur redoutable efficacité dans l’instauration de processus d’emprise mentale.


En outre, des affirmations non vérifiées créent des risques importants pour la santé : ainsi, des naturopathes qui prétendent soulager un bébé de ce qu’ils ont eux-mêmes diagnostiqué comme une intolérance alimentaire, en lui faisant boire exclusivement de l’eau de riz ou du lait de soja. En quelques heures, l’enfant peut mourir de dénutrition.

OUI.

La santé mentale, sujet majeur dans de nombreux pays, est devenue en France un marché en pleine expansion, avec un large recours à des praticiens ou coaches adeptes de pratiques psychothérapeutiques non maîtrisées et pouvant causer des dommages psychologiques graves, aboutir à des décompensations, des hospitalisations, des suicides et entraîner parfois un éclatement des cellules familiales. 

Les propositions de prise en charge « alternative » affluent sur les réseaux sociaux, dans les salons de bien-être, pour surmonter la dépression, le burn-out, la mauvaise estime de soi... 

La prise en charge des troubles psychologiques liés à l’enfance est une porte d’entrée de la dérive sectaire. Des pseudo-thérapeutes, « des écoles », des mouvements, incitent les parents d’enfants atteints de troubles hyperactifs, de dyslexie, dyspraxies, d’autisme, de trisomie etc., à abandonner les techniques et traitements éprouvés scientifiquement ou les établissements relevant de l’Education nationale pour des méthodes ou des « écoles » à visée psychothérapeutique dites « alternatives » ou « bienveillantes », qui peuvent conduire la famille entière à une situation d’emprise. 

Il n’existe pas encore, faute de recul suffisant, d’études fiables permettant d’évaluer de manière rigoureuse ces méthodes et les risques possibles. Là encore, si elles ne mettent pas toujours directement en danger l’enfant, elles peuvent toutefois constituer une perte de chance de voir s’améliorer son état de santé, d’augmenter leur niveau d’apprentissages ou d’acquérir leur autonomie. Cela est particulièrement vrai pour les autistes.

Dans tous les cas, parlez-en avec votre médecin ou le professionnel de santé qui vous suit ou suit votre enfant.

Pour alerter sur ces risques, la Haute autorité de santé (HAS) publie régulièrement des recommandations thématiquesElles sont accessibles sur le site internet de la HAS.

Enfance et éducation

OUI.

Les dérives sectaires peuvent toucher tout le monde, hommes, femmes, adultes, adolescents ou enfants.

Cependant, les enfants ne choisissent pas : ils se voient généralement imposer les choix des adultes qui les élèvent. Leur liberté de pensée et d’agir est très influencée par les conditions de leur éducation. 

Il existe trois grandes hypothèses dans lesquelles un mineur peut être exposé aux dérives sectaires :

  • il est né ou a grandi dans un mouvement ayant de telles pratiques et connaît peu ou mal autre chose,
  • il est adolescent et a lui-même été séduit par des discours, accessibles sur internet ou les réseaux sociaux, ou encore après avoir suivi un ami à un culte ou au sein d’une assemblée, auxquels il adhère inconditionnellement car ils répondent apparemment à sa quête de sens, à sa quête d’appartenance ou à ses aspirations,
  • il souffre d’une pathologie physique ou mentale grave, d’un handicap lourd, semble inadapté au système d’enseignement classique au point parfois d’être en rupture scolaire et on propose à ses parents, en plein désarroi, une solution de prise en charge attirante et valorisante : l’enfant devient le point d’entrée par lequel un pseudo-spécialiste va s’immiscer dans une famille prête à tout pour sauver son enfant et, peu à peu, instaurer son emprise.

OUI. 

L’éducation, comme tous les domaines de la vie, peut donner lieu à des dérives sectaires. 

Des difficultés sont régulièrement constatées, en particulier dans certains établissements scolaires hors contrat, mais aussi au sein de familles qui, sous couvert d’instruction à domicile, peuvent dissimuler le fait que leurs enfants se trouvent dans des « écoles de fait » hors du cadre légal et donc de tout contrôle.

Les conditions de prise en charge de ces enfants sont bien souvent opaques et révèlent, à la lecture de nombreux signalements, un défaut d’encadrement, l’insuffisance de qualification des enseignants, des conditions d’accueil qui ne garantissent pas la sécurité des élèves, un programme d’enseignement qui ne permet pas aux élèves d’atteindre le niveau de connaissances attendu à leur âge, des apprentissages parfois modifiés, détournés, oubliés pour correspondre à la doctrine et aux visées du groupe. 

OUI.

Même dans les établissements publics ou privés sous contrat, écoles, collèges ou lycées, il peut y avoir des propositions d’interventions extérieures par des pseudo-thérapeutes, formateurs et autres prestataires que les responsables n’identifient pas comme potentiellement dangereux : bien-être, méditation de pleine conscience, éducation positive et « bienveillante », yoga, sophrologie, réflexologie, lutte contre le harcèlement ou l’échec scolaire…

Les offres affluent, notamment dans le premier degré, et les réseaux sociaux diffusent de manière massive des conseils aux parents. Dans le cadre de leurs prestations, des pseudo-thérapeutes peuvent repérer un enfant ou une famille plus fragile et suggérer une prise en charge à long terme, hors établissement scolaire, ou promouvoir des croyances contraires à la médecine conventionnelle (comme la résolution des conflits internes pour guérir ou la régénération spontanée du corps, rendant inutile voire nocif tout traitement médical).

Economie, finance, emploi et formation professionnelle

OUI.

L’enrichissement est l’un des moteurs essentiels des mouvements ayant recours à des pratiques de nature sectaire. Les groupes peuvent recourir à des montages économiques et financiers de plus en plus complexes et ont parfois des ramifications internationales. Maîtrisant les techniques de manipulation et le marketing digital, les leaders de ces mouvements proposent diverses prestations en ligne mêlant programmes de formation professionnelle, de développement personnel, de coaching, la vente multi-niveaux et l’univers des crypto-monnaies. Les programmes proposés en ligne, particulièrement attractifs et faciles d’accès, peuvent se révéler redoutablement efficaces pour recruter de futures victimes. 

Des formations professionnelles non reconnues par l’État infiltrent également le monde du travail et de l’entreprise. D’apparence bénéfiques ou du moins inoffensives (coaching, développement personnel, méditation de pleine conscience...), des pseudo-formateurs »  profitent de l’accès donné à des salariés ou dirigeants et de la confiance inspirée par le fait que c’est l’entreprise qui a validé leur prestation pour détecter les profils qui les intéressent (personne en burn-out, souffrance au travail, difficulté personnelle ou professionnelle passagère…) et leur proposer de poursuivre les séances « en dehors ».

Ce risque rend indispensable la coopération étroite entre les différents organismes relevant de la sphère économique et financière, en particulier des ministères économiques et financiers (TRACFIN, DGCCRF, DGFIP) et d'autres entités du domaine (Autorité des marchés financiers, Autorité de régulation bancaire, etc.), des acteurs de la formation professionnelle relevant du ministère du travail (DGEFP) France Travail et le ministère en charge des questions de santé afin de repérer les risques potentiels pour les personnes, les entreprises et de mieux lutter contre les fraudes, les détournements possibles des circuits financiers et le cas échéant le blanchiment d'argent.

OUI.

Des coaches se proposent aujourd’hui dans tous les domaines de la vie. Sous couvert d’accompagner leur « client » vers le mieux-être ou l’amélioration de ses performances quel qu’en soit le domaine, ils apprennent à le connaître, découvrent son histoire personnelle, ses failles potentielles… et, s’ils sont déviants, sont ensuite à même de les exploiter.

Parmi les offres proposées, le développement personnel est par exemple devenu un marché important et rassemble des pratiques relevant de divers courants de pensées, qui ont pour objectif commun l’amélioration de la connaissance de soi, la valorisation de son « potentiel » personnel, l’amélioration de sa qualité de vie ou encore une réponse à la « quête de sens ». Les activités liées au développement personnel ne sont nouvelles, elles ne sont pas encadrées et peuvent être exercées librement. Mêlant des notions très hétérogènes relevant notamment de la psychologie, de la philosophie, de la diététique, de la religion, de la spiritualité ou encore de l’ésotérisme, des outils tels que l’ennéagramme et se prévalant d’une « expérience unique », ils peuvent proposer des stages de formation de toutes sortes, encadrés par des personnes souvent elles-mêmes peu ou non qualifiées. Ce qui fait problème c'est le mélange des genres entre formation et thérapie. Etre en formation/coaching ne signifie pas entrer en thérapie. La démarche de thérapie est une démarche personnelle qui doit être encadrée par un professionnel. S'improviser thérapeute peut contribuer à une altération grave de la santé des participants ce qui constitue un risque majeur.

Si le plus souvent, le risque majeur de s’en remettre à un coach tient seulement à son éventuelle incompétence, il faut toujours rester vigilant et devenir méfiant lorsqu’il sort de son rôle (immixtion dans la vie personnelle, questions sur l’histoire familiale…).